UMR 5133

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Laboratoire Archéorient

Environnements et sociétés de l'Orient ancien

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MAFFI Maria

MAFFI Maria

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Catégorie
Ancien doctorant
Coordonnées

Archéorient MSH Maison de l'Orient et de la Méditerranée 
7, rue Raulin, F-69365 Lyon cedex 07 
E-mail : maria.maffi[at]libero[dot]it

Thèmes de recherche

Préhistoire, Néolithique, Italie

 

 

Date de soutenance
3 juillet 2014
Directeur de thèse

Co-tutelle France/Italie
Alain BEECHING (Lyon 2) et Annaluisa PEDROTTI (Trento)

Thèse soutenue

Composantes culturelles néolithiques en Emilie (Emilia, Italie du Nord), entre le milieu du Ve et le milieu du IVe millénaire avant J.C.

Résumé de la thèse

La période examinée est un des rares moments de la préhistoire italienne où les traces archéologiques permettent d'identifier l'arrivée de groupes allochtones concomitamment à la désagrégation d'un monde indigène de tradition ancienne.

Les travaux concernant cette phase italienne du néolithique se réfèrent principalement aux observations de Bagolini (cf. Bagolini et Biagi, 1987; Bagolini, 1998), reprises par plusieurs auteurs (par exemple Barfield et alii 2000), qui présentent un tableau très multiforme de l'Italie du nord, créé par l'interaction entre les peuples aborigènes, relevant de la Culture des Vases à Bouche Carrée (« VBC »), et des gens de la Culture Chassey, venant de la France actuelle, par dessus des apports des Alpes du nord, qui acquirent un poids croissant au fil du temps.

La rencontre, qui s'effectua en chaque zone d'une façon et dans des temps différents entre la moitié du Ve et la moitié du IVe millénaire avant J.C., semble s'être produite au long des voies côtières et transalpines en raison surtout des échanges de matières premières (pierres vertes, obsidienne, silex), mais aussi à cause de certaines compétences technologiques. A l'intérieur du pays le cadre semble être plus varié (cf. Ferrari et alii, 2002), car il y a - dans des mesures différentes - une présence d'apports en provenance de plusieurs zones, tel la vallée moyenne du Rhône (surtout au Piémont: cf. Venturino Gambari, 1998), la Culture de Cortaillod (Suisse), dont le faciès de la Culture de Lagozza semble en être l'aspect italien (spécialement en Lombardie: cf. Borrello, 1984), du monde alpin de Altheim-Pfyn, dont on remarque les plus grandes traces entre la Lombardie et le Trentin (cf. Pedrotti, 2001) et in fine des cultures péninsulaires de Ripoli tardif et de Diana, qui, en Romagne, atteignent la côte de l'Adriatique (cf. Bagolini, 1981).

La survie de la tradition des VBC, surtout par le biais des aspects particuliers du monde alpin (in primis le faciès à incisions et à impressions de la Vénétie et du Trentin) et dans les apports du faciès de Breno et des milieux nord-alpins, semble être la clé des développements culturels successifs. Donc, l'interprétation de ces nouvelles interactions donne la possibilité d'expliquer la crise du monde de culture occidentale dans la première moitié du IVe millénaire, dont la désagrégation produisit des expériences dans lesquelles aujourd'hui on distingue surtout les traits de discontinuité avec les traditions précédentes (Ferrari et alii, 2002).

L'Emilie, à en juger depuis les données disponibles sur les sites du néolithique récent et final (cf. Bernabò Brea et alii, 1999 et 2005), représente un carrefour de tous les apports directs et indirects des milieux cités ci-dessus. La preuve en est la variabilité culturelle bien marquée que l'on constate dans les sites, même quand ils se trouvent topographiquement rapprochés. Cette variabilité est due principalement à des différences chronologiques (cf. Bagolini, 1981), mais aussi à l'entrecroisement de parcours culturels complexes. L'Emilie représente, donc, un territoire privilégié d'observation pour évaluer les modalités de rencontre (conflit, interaction ou assimilation), entre les divers groupes humains qui s'y sont établis ou ont été en contact avec elle pendant la période examinée. Les contextes de l'Emilie objet de la recherche sont les sites de Sant'Andrea di Travo et Le Mose, dans le département de Plaisance (it. : Piacenza).

BIBLIOGRAPHIE

BAGOLINI B., BIAGI P., “Il Neolitico dell'Emilia Romagna”, en Atti XXVI IIPP, Firenze,1985, 1987.
BARFIELD L. H., BERNABO BREA M., MAGGI R., PEDROTTI A., “Processi di cambiamento culturale nel neolitico dell'Italia Settentrionale”, en Atti IIPP, Lipari, 2000.
BERNABÒ BREA M., CASTAGNA D., OCCHI S., L'insediamento del Neolitico superiore a S. Andrea di Travo (Piacenza), Padusa XXXIV-XXXV, 1999.
BERNABÒ BREA M., MAFFI M., GUARISCO F., FERRARI E., “Preistoria a Piacenza: i siti mesolitici e neolitici di Le Mose”, Bollettino Storico Piacentino, 2005,
BORRELLO M. A., “The Lagozza Culture (3rd millennium b.C.) in Northern and Central Italy”, en Studi Archeologici, n. 3, Bergamo, 1984.
FERRARI A., VISENTINI P. (éditeurs), “Il declino del mondo neolitico. Ricerche in Italia centro-settentrionale fra aspetti peninsulari, occidentali e nord-alpini”, en Quaderni del Museo Archeologico del Friuli Occidentale, 2002.
A. PEDROTTI, "Il Neolitico" in M. Lanzinger, F. Marzatico, A. Pedrotti (a cura di), Storia del Trentino La Preistoria e la Protostoria, Bologna: Il mulino, 2001, p. 119-181.
VENTURINO GAMBARI M., “Il Neolitico e l'Eneolitico in Piemonte”en Atti XXXII IIPP 1995, Firenze, 1998 (avec bibliographie).Firenze con bibliografia precedente.

Rattachement
Université Lumière - Lyon 2 / Université de Trente (Italie) - Lyon : Faculté de GHHAT - ED 483 - Sciences sociales - Doctorat Langues, Histoire, Civilisations des Mondes Anciens

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