UMR 5133

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Laboratoire Archéorient

Environnements et sociétés de l'Orient ancien

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ROBERT Béatrice

ROBERT Béatrice

ROBERT Béatrice
Catégorie
Ancien doctorant
Date de soutenance
2010
Directeur de thèse

Olivier ROUAULT

Thèse soutenue

La diversité des productions céramiques à l'époque de Halaf

Résumé de la thèse

Le sujet de recherche qui fait l'objet de cette thèse de doctorat concerne la diversité des productions céramiques à l'époque de Halaf. Plus particulièrement, cette étude est orientée sur les deux périodes de transition : fin du Néolithique–Halaf ancien et Halaf récent-Obeid.

On entend sous le terme de Halaf, le nom d'une culture révélée par la découverte du site éponyme de Tell Halaf, localisé en Syrie, à proximité de la rivière du Khabour et de la frontière syro-turque. Cette culture, qui s'étend chronologiquement sur plus d'un millénaire (6400 à 5400 BC calibré) et se répartit sur l'ensemble du Proche-Orient, à savoir en Syrie (régions de l'Amuq, du Qoueiq, vallée du Balikh et Haut-Khabour), en Cilicie et en Irak (régions du Sinjar, de Mosul et du Hamrin), doit son importance à la mise au jour d'une céramique très caractéristique : pâte fine de couleur claire (orange ou abricot), sans dégraissant apparent, texture dure et sonore, surface peinte en brun-rouge qui est souvent lissée ou brillante (dans la phase ancienne) puis usage de polychromie (à la phase récente), quantité de motifs décoratifs géométriques et naturalistes, quantité de formes dont celle du « cream-bowl » caractéristique de la phase ancienne de Halaf.

Cette production, bien que très connue, n'en reste pas moins hétérogène selon certains archéologues qui y voient des variations stylistiques et technologiques en fonction des régions (technologies locales, importées, copiées…). Les problématiques soulevées par ces productions ont directement trait à l'origine géographique de cette culture, à son héritage culturel, à sa diffusion, aux contacts qu'elle entretient avec d'autres cultures contemporaines (telles que celles de Hassuna et de Samarra) et aux modalités de sa disparition.

Pour répondre à toutes ces questions, l'étude est menée selon deux approches : archéologique et archéométrique.

L'approche archéologique repose sur des déplacements sur le terrain (visites de sites archéologiques en relation avec le sujet, participations à différentes campagnes de fouilles), l'étude de matériel et la recherche bibliographique et permet de faire une synthèse de l'ensemble des travaux effectués sur le sujet, tout en tenant compte des découvertes récentes.

L'approche archéométrique consiste en l'utilisation de méthodes d'analyses physico-chimiques sur du matériel provenant de sites halafiens ancien et récent Concernant le Halaf Ancien et les cultures de Hassuna et de Samarra, il s'agit essentiellement des sites de Tell Sabi Abyad (Syrie), Tell Shimshara et Tell es Sawwan (Iraq) ; pour le Halaf récent, des sites de Tell Masaïkh, de Khirbet esh-Shenef en Syrie et de Khirbet Derak en Iraq.
Il s'agit en fait d'une étude de caractérisation des pâtes et des décors de céramiques (observations microscopiques à la loupe binoculaire, en cathodoluminescence, analyses cristallographiques par Diffraction de Rayons X, analyses élémentaires en Microscopie Electronique à Balayage et étude des pigments par microspectrométrie Raman), faite en collaboration avec le CRPAA de Bordeaux (UMR 5060).

Les nouvelles données résultant de ces investigations, permettront d'obtenir des informations sur les aspects techniques du matériel et viendront en complément des typologies. La confrontation des deux approches permettra alors de vérifier les anciennes classifications et l'homogénéité ou non des productions halafiennes.

Rattachement
Université Lumière-Lyon 2 : Faculté de GHHAT - ED 483 - Sciences sociales - Doctorat Langues, Histoire, Civilisations des Mondes Anciens

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