UMR 5133

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Laboratoire Archéorient

Environnements et sociétés de l'Orient ancien

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RAJAB Khaldoun

RAJAB Khaldoun

RAJAB Khaldoun
Catégorie
Doctorant
Coordonnées

Laboratoire Archéorient
Maison de l'Orient et de la Méditerranée 
7, rue Raulin, F-69365 Lyon cedex 07
E-mail :K.rajab[at]univ-lyon2[dot]fr

 

Directeur de thèse

Christophe Benech (Archéorient-UMR5133)
ZeinaFani (Université Libanaise)

Thèse en cours

Dynamique de peuplement et modalités d’occupation de la Bekaa centrale (Liban) du IVe s. av. J.-C. au VIe ap. J.-C.

Résumé de la thèse

La Bekaa est une zone périphérique dans la partie orientale du Liban formant une dépression d’environ 4000 Km2 entourée par les chaînes montagneuses du Liban et de l’Anti-Liban. La vallée de Bekaa est une région qui a été continuellement peuplée depuis la préhistoire. Lors de la période gréco-romaine, la Bekaa devient partie du territoire de Beyrouth.

Malgré la richesse archéologique de cette région, les sites bien fouillés et documentés dans la Bekaa sont peu nombreux. Dès le début du XIXe s., la région est parcourue et décrite par de nombreux voyageurs mais ce n’est que dans les années 70 qu’une prospection archéologique de toute la plaine et des piémonts est réalisée par Leon Marfoe (Marfoe 1978 et Marfoe 1979). Suite aux prospections de L. Marfoe, trois autres projets de prospection ont été menés dans la Bekaa : la région de Baalbek au Nord (Fischer-Genz and Ehrig 2005), la région de Kamid el-Loz (Bonatz et al. 2002) et les vallées de Niha and Ferzol (Newson and Young 2014, 2015). Malgré cette riche documentation, seulement des sites des temples, et des vestiges funéraires sont identifiés. La région d’Anjar, dans la partie orientale de la Bekaa n’a quant à elle fait l’objet d’aucune recherche récente. Il s’agit cependant d’un secteur important qui a dû jouer un rôle essentiel dans les échanges avec la plaine de la Ghouta à l’Est et la côte Méditerranéenne. C’est aussi dans cette région que devrait se situer la capitale antique de Chalcis du Liban dont la localisation reste à ce jour inconnue.

Dans le cadre du projet du département d’arts et d’archéologie de l’Université Libanaise sur la documentation de la Bekaa centrale sous la direction de Jwana Chahoud, mon projet de thèse consiste à mener une étude sur les dynamiques de peuplement et les modalités d’occupation de la région d’Anjar afin d’en comprendre l’évolution sur la période allant du IVe av. J.-C. au VIIeap. J.-C. (du début de l’époque hellénistique à la fin de l’occupation byzantine de la région).

Mon étude prendra en compte l’influence des choix politiques, socioculturels et économiques ainsi que l’impact de la géographie et l’environnement sur la répartition spatiale des sites. La fourchette chronologique étant assez large mais nécessaire pour comprendre l’occupation de cette région, la région d’étude sera limitée à la partie centrale et ouest de la Bekaa entre Anjar au nord et Joub-Jannine au sud. Comprendre l’occupation de la Bekaa implique donc d’identifier les sites d’habitat et de reconnaître leur extension, leur organisation spatiale et leur fonction dans le contexte environnemental et politique des périodes hellénistique et romaine.

La thèse se base sur une approche non destructrice des sites et fera donc appel aux différentes méthodes de prospection archéologique existantes : pédestres, aériennes et géophysiques ainsi que sur la documentation archéologique des sites (prospections et fouilles). Ces données seront reprises et intégrées dans un Système d’Information Géographique (SIG) qui permettra ensuite de gérer spatialement les différentes bases de données (archéologie, environnement, géophysique).

Les méthodes géophysiques joueront un rôle essentiel dans cette approche et auront pour objectif de caractériser les sites archéologiques en termes d’extension, d’organisation spatiale, de fonctions spécifiques (artisanat, stockage, bâtiments au plan reconnaissable), mais aussi d’identifier les territoires associés à ces sites par la mesure des propriétés magnétiques des sols, fortement corrélées à l’activité humaine. Ces reconnaissances seront réalisées par prospection magnétique afin d’obtenir une cartographie générale des sites et sera complétée par des prospections radar afin de tenter d’identifier les sites multi-périodes et reconnaître leurs caractéristiques pour chacune d’entre elles. Les sites de la plaine offriront des conditions idéales pour la prospection géophysique. Pour les sites de piémont, le relief pourra être parfois une contrainte limitative qui réduira les surfaces explorables en géophysiques. Toutefois, dans ce type de contexte où la couche archéologique est beaucoup moins épaisse, les vestiges archéologiques sont plus facilement identifiables par prospection pédestre ou aérienne.

 

Rattachement
Université Lyon 2 : GHHAT - ED 483 - Sciences sociales - Doctorat Langues, Histoire, Civilisations des Mondes Anciens / Université Libanaise - ED Lettres et Sciences humaines :Arts et Archéologie
Date d'entrée
2019

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