UMR 5133

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Laboratoire Archéorient

Environnements et sociétés de l'Orient ancien

Image oiseau MOM

ANR GLOBALKITES

ANR GLOBALKITES

Un projet financé par l’Agence Nationale de la Recherche (2013-2017)

Porteur : Rémy Crassard avec une équipe composée de O. Barge, E. Régagnon, J. Chahoud, C. Chataigner, ML Chambrade, JE Brochier.

Site web du projet : http://www.globalkites.fr/

Aragatz, kite vu par satellite

Légende photo : Aragatz, kite vu par satellite © O. Barge

Le projet de recherche GLOBALKITES propose de définir la variabilité et la fonctionnalité de grandes constructions archéologiques faites d’alignements de pierres appelées « desert kites ». Longtemps considérés comme des pièges de chasse, les kites pourraient aussi avoir servi à la domestication animale. Dans un contexte archéologique large, où les kites semblent avoir été utilisés du Néolithique aux époques subactuelles, nous proposons une approche interdisciplinaire à la croisée de l’anthropologie (archéologie et ethnologie), de la géomatique et des sciences géoarchéologiques et bioarchéologiques. cf. la cartographie des kites

 Le projet couvre un domaine géographique important dont le centre névralgique s’étend d’environ 600 km du nord au sud et de 300 km d’ouest en est. Cette région en particulier, où les kites sont les plus nombreux, couvre le sud de la Syrie, l’est de la Jordanie et le nord de l’Arabie Saoudite. Parallèlement à ce noyau proche-oriental, des structures similaires ont été récemment découvertes dans des régions particulièrement excentrées. Ainsi, des contrées aussi inattendues que l’Arménie, mais également l’ouest de l’Ouzbékistan et du Kazakhstan ou encore les hautes terres occidentales du Yémen ont livré des structures similaires aux kites levantins. Un premier inventaire bibliographique et des observations préliminaires d’images satellitaires ont ainsi révélé l’existence de plus de 1200 structures, 63 % ayant déjà été observés par d’autres chercheurs précédemment, mais aussi 37 % que nous avons nouvellement découverts. Ces découvertes récentes induisent donc un potentiel tout à fait exceptionnel qu’est l’étude approfondie de ce phénomène : l’utilisation des kites à travers le temps et l’espace.

Les principales questions sur lesquelles portent le projet concernent la fonctionnalité et la datation des kites : est-il possible de détecter une utilisation comme piège de chasse et/ou comme enclos pour animaux domestiqués, ou en voie de l’être ? Et par ailleurs, quelle emprise chronologique les kites couvrent-ils ? D’autres questions fondamentales sont également au cœur du projet. L’extension géographique en est une, ainsi que l’explication de cette extension : convergence culturelle ou véritable influence technique interrégionale ? Enfin, les stratégies d’adaptation des groupes humains concernés seront observées, ainsi que les questions de régulation bioéconomiques en milieu fragile, avec notamment la potentielle surexploitation des espèces animales sauvages et l’appropriation exclusive d’un territoire par l’homme.

 

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GLOBALKITES, an ‘Archéorient’ research project financed by the French Research Agency (ANR) (2013-2017, P.I.: Rémy Crassard)
cf. Globalkites map

The GLOBALKITES research project proposes to define the variability and functionality of major archaeological stone-made structures called "desert kites". Often considered as hunting traps, the kites could have been also used for animal domestication. In a broader archaeological context, where kites seem to have been used from the Neolithic to sub-contemporaneous times, we propose an interdisciplinary approach at the crossings of anthropology (archeology and ethnology), geomatics and geoarchaeological and bioarchaeological sciences.

The project covers a large geographical area which the focal point extends to about 600 km from north to south and 300 km from west to east. This area in particular, where the kites are the most numerous, covers southern Syria, eastern Jordan and northern Saudi Arabia. Alongside to this Middle-Eastern core, similar structures have been recently discovered in particularly distant regions. As a matter of fact, countries as unexpected as Armenia, but also western Uzbekistan and Kazakhstan, or the western Yemeni highlands have yielded structures similar to the Levantine kites. A first inventory of the literature and preliminary observations from satellite imagery have revealed the existence of more than 1,200 structures, 63% being observed previously by other researchers, but also 37% that we have newly discovered. Therefore, these recent findings induce a quite exceptional potential for in-depth study of this phenomenon: the use of kites across time and space.

The main issues that the project relates to are kites’ functionality and dating: is it possible to differentiate the kites used as hunting traps and/or as corrals for domesticated animals, or in the process of being so? And also, what time the utilization of kites covers? Other fundamental issues are also at the center of the project. Among them is the geographic spread, and the explanation of this extension: cultural convergence or real interregional technical influence? Finally, the adapting strategies by human groups will be observed, as well as issues of bio-economical regulations in fragile environment context, including the potential overexploitation of wild animal species and the ownership of an exclusive territory by Man.

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